En ville

Déambuler sans but

Laisser négligemment mes pas suivre ma pensée

A moins que ce ne soit l’inverse, et me perdre

Accompagner d’une rue à l’autre un rêve si flou qu’il fait du bien

Purger mon esprit du brouhaha qu’il crée pour rien

Croiser mais à peine un coin de ciel et de la vie des gens

Tout voir et ne rien noter, les regarder passer

Tout saisir sans douleur et l’oublier dans l’instant

Sourire aux pigeons et aux humains égarés

Me sentir sur une ile déserte d’être si peuplée

Silencieuse de tant de bruits indéterminés et sourds

Pour quelques heures, anonyme, oubliée, reposée

Encore plus présente de m’être absentée de moi-même

Marcher… comme on oublie