Se caler sur un rocher plat, tandis qu’au milieu coule une rivière,
Se reposer là, de vivre trop vite le reste du temps,
Faire silence et laisser tout l’espace à l’eau de se dire,
Se demander, encore une fois, d’où elle vient. Et en rire.
S’immerger tête en avant, dos en arrière ? Choisir son camp !
Se laisser saisir, feindre grelotter, aimer la magie de l’instant.
Plus tard, construire dans un souffle un équilibre de galets qui chancelle,
Devenir soi-même pierre, une à une, et respirer comme on ruisselle.
Enfin, lui demander, à l’eau qui court, non d’où elle vient,
Mais d’aller tout noyer, lourdeurs et souffrances, peurs et regrets. Bon débarras !
Se sentir neuf, l’être pour de bon et ne plus rien vouloir.
Juste rester là, calé sur un rocher plat, un dimanche soir…