La nuit je m’absente sans cesser d’y être.
Je suis ici et ailleurs, au réveil un peu perdue,
L’empreinte de cet ailleurs demeure ici,
Des émotions et souvenirs intègrent ma vraie vie…
Ma vraie vie ? Mais laquelle ?
Elle qui se joue aussi, peut-être, sur d’autres partitions.
Et moi : une qui dort, l’autre qui vit.
Et la nuit, comme un fil d’Ariane, ténu, qui nous lie.
Il n’y a pas plus de vrai rêve que de fausse vie.
Ma croyance limite seule le champ des possibles
Où je gambade pour de vrai
Endormie. Ou pas.