Silence

Il est des silences vibrants de mépris, de peur ou d’absence

Qui meurtrissent, punissent et lèsent, autant que les insultes et les cris

Des silences à distance, en présence, par action ou par omission

Qui sont autant de caisses de résonance rendant sourd jusqu’à l’oubli

 

On peut devenir fou de n’entendre qu’eux

On peut oublier les mots de les avoir trop fréquentés

On peut même ne plus savoir pleurer de les avoir écoutés

 

Mais il est aussi de timides silences, très purs et infiniment jolis

Ciselés jusqu’à la douceur, vertigineux de tendresse

Si pleins de pensées légères et de joie muette

Qu’on se souhaite, par amour, de les partager.